La double enquête du commissaire Maya Rosetti

Vent de panique à l’école Martin Luther, au centre de Strasbourg : neuf enfants qui visitaient la cathédrale ont disparu, laissant juste derrière eux le corps sans vie de leur enseignante. Les enfants qui étaient enveloppés dans leur coupe-vent orné d’une croix huguenote, se sont évaporés sans laisser la moindre trace, pas même sur les enregistrements des caméras de surveillance. L’affaire s’annonce d’autant plus difficile pour le commissaire Maya Rosetti qu’elle doit entreprendre ses investigations dans le milieu protestant qui lui est tout à fait inconnu.

Maya Rosetti décide d’établir son quartier général dans l’école qui, pour une part, correspond au bâtiment de l’Eglise réformée du Bouclier. Cela lui permettra de faire la connaissance du pasteur Étienne, sorte d’alliance entre les pasteurs Pierre Magne de La Croix et Fabian Clavairoly. C’est à son contact qu’une seconde enquête va pouvoir commencer : qu’est-ce que la foi ?

Les deux enquêtes se mêlent, se tissent, se superposent. Dans les deux cas la vérité aura besoin qu’on se confronte aux tréfonds de l’âme qui pourrait être bien métaphorisée par une forteresse qui sera l’autre lieu de l’enquête. Plonger dans les entrailles de la terre, dans les entrailles de l’histoire d’une institution qui n’a peut-être pas protégé comme il fallait les personnes dont elle avait la responsabilité.

Toujours est-il que Maya Rosetti aura l’occasion d’apprendre les subtilités du droit alsacien et de découvrir qu’avec le pasteur Étienne l’alliance du sabre et du goupillon, en l’occurrence du pistolet et de la Bible, peuvent faire bon ménage. Elle revisitera ses images de Dieu, sa compréhension de la religion, elle découvrir autre chose qu’une justice rétributive, au fil des interrogatoires qu’elle fera subir autour d’elle. Cela permettra à Maya de faire quelque chose de ses doutes et d’atteindre la capacité de dire oui à quelqu’un, ce qui s’apparente à une dynamique de la foi.

Du côté de l’enquête judiciaire, une belle théologie s’y déploie, qui fait la part belle à l’altérité, au salut par la différence et même par la divergence, ce qui ne rentre pas dans le cadre, ce qui est porteur d’inattendu… la trace du divin dans l’histoire de l’humanité. Ne pas obéir docilement, aveuglément, s’interroger, manier l’art du soupçon, prendre des initiatives, avoir le courage d’être soi, s’engager dans l’inconnu parce qu’on intuitionne la liberté, même quand on est encore enfant, alors que d’autres préfèrent la résignation et renoncent à la vie.

C’est à voir mercredi 27 février 2019 à 21 heures sur France 2

Disparition Inquiétante – 90 minutes 2019

Avec Sara Forestier (Maya Rosetti), Pierre Rochefort (Clément Herrmann), Valérie Karsenti (la procureure), Bruno Dreyfürst (Lt Dietsch), Cécile Fisera (Lt Veccia), Victor Le Blond (Jérémy Wilehm), Gaspard Meier-Chaurand (Théo Mayer), Carol Styl (Myriam Mayer)

Scénario de Johanne Rigoulot

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