Lorsque nous confessons l’Église universelle, nous affirmons que l’Église ne se réduit pas à notre communauté locale, avec ses habitudes, ses problèmes et ses projets. Non seulement nous faisons partie d’une union d’Églises, mais cette union n’est qu’un élément de cette multitude de personnes appelées par Dieu à faire une assemblée. Dire que l’Église est universelle, c’est nous rappeler qu’elle s’exprime selon la totalité (kat’olos, qui donnera « catholique », c’est-à-dire « universel ») des humains et non selon un aspect particulier seulement.

Cette perspective est déjà présente dans les textes de l’Ancien Testament. En développant un monothéisme strict, les rédacteurs bibliques font comprendre que Dieu n’est pas réservé à un peuple particulier, Israël, mais qu’il est le Dieu de l’univers.

 

Une Église au-delà des frontières 

Cela nous conduit à parler de l’Église invisible, car ceux qui sont appelés par Dieu à faire Église ne sont pas que ceux qui sont devant nos yeux. La pluralité est également une manière de dire la nature véritable de l’Église, ce que l’apôtre Paul décrit au moyen de l’image d’un corps avec des membres fort différents et néanmoins solidaires les uns des autres (1 Corinthiens 12). 

À l’époque des rédacteurs du Nouveau Testament, où les déplacements étaient moins nombreux qu’aujourd’hui, cette dimension universelle de l’Église se constatait dans les relations qui étaient entretenues avec les communautés au loin, dans d’autres régions, dans d’autres nations. Un service de mission pour une Église consistait à aller porter la Bonne Nouvelle au-delà de ses frontières, après quoi il entretenait les coopérations avec ces populations converties à l’Évangile. 

Date de parution: 01/04/2026

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https://www.presseregionaleprotestante.info/dossiers/vivre-leglise-universelle/leglise-universelle/

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