Faire se lever la parole


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2 Rois 22/1-23/3
22,1Josias avait huit ans lorsqu’il devint roi et il régna trente et un ans à Jérusalem. Le nom de sa mère était Yedida, fille d’Adaya, de Boçqath. 2Il fit ce qui est droit aux yeux du SEIGNEUR et suivit exactement le chemin de David, son père, sans s’écarter ni à droite ni à gauche. 3La dix-huitième année de son règne, le roi Josias envoya le secrétaire Shafân, fils d’Açalyahou, fils de Meshoullam, à la Maison du SEIGNEUR, en disant : 4« Monte vers le grand prêtre Hilqiyahou pour qu’il fasse le total de l’argent apporté à la Maison du SEIGNEUR et que les gardiens du seuil ont recueilli auprès du peuple. 5Qu’on le remette entre les mains des entrepreneurs des travaux, aux responsables de la Maison du SEIGNEUR, afin qu’ils payent ceux qui, dans la Maison du SEIGNEUR, travaillent à en réparer les dégradations : 6les charpentiers, les constructeurs, les maçons, et afin d’acheter des poutres et des pierres de taille en vue de réparer la Maison. 7Qu’on ne leur demande pas compte de l’argent remis entre leurs mains, car ils agissent consciencieusement. » 8Le grand prêtre Hilqiyahou dit au secrétaire Shafân : « J’ai trouvé le livre de la Loi dans la Maison du SEIGNEUR ! » Hilqiyahou remit le livre à Shafân, qui le lut. 9Le secrétaire Shafân vint trouver le roi et lui rendit compte en ces termes : « Tes serviteurs ont versé l’argent trouvé dans la Maison et l’ont remis entre les mains des entrepreneurs des travaux, aux responsables de la Maison du SEIGNEUR. » 10Puis le secrétaire Shafân annonça au roi : « Le prêtre Hilqiyahou m’a remis un livre. » Shafân en fit la lecture devant le roi. 11Lorsque le roi eut entendu les paroles du livre de la Loi, il déchira ses vêtements. 12Puis il donna cet ordre au prêtre Hilqiyahou, à Ahiqam, fils de Shafân, à Akbor, fils de Mikaya, au secrétaire Shafân ainsi qu’à Asaya, serviteur du roi : 13« Allez consulter le SEIGNEUR pour moi, pour le peuple, pour tout Juda au sujet des paroles de ce livre qui a été trouvé ; car elle est grande, la fureur du SEIGNEUR qui s’est enflammée contre nous, parce que nos pères n’ont pas écouté les paroles de ce livre et n’ont pas agi selon tout ce qui y est écrit. » 14Le prêtre Hilqiyahou, Ahiqam, Akbor, Shafân et Asaya allèrent trouver la prophétesse Houlda, femme du gardien des vêtements Shalloum, fils de Tiqwa, fils de Harhas. Elle habitait Jérusalem, dans le nouveau quartier. Quand ils eurent fini de lui parler, 15elle leur dit : « Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d’Israël : Dites à l’homme qui vous a envoyés vers moi : 16“Ainsi parle le SEIGNEUR : Je vais faire venir un malheur sur ce lieu et ses habitants, [accomplissant](et) toutes les paroles du livre que le roi de Juda a lu. 17Puisqu’ils m’ont abandonné et qu’ils ont brûlé de l’encens à d’autres dieux au point de m’offenser par toutes les œuvres de leurs mains, ma fureur s’est enflammée contre ce lieu et elle ne s’éteindra pas !” 18Mais au roi de Juda qui vous a envoyés consulter le SEIGNEUR, vous direz ceci : “Ainsi parle le SEIGNEUR, le Dieu d’Israël : Tu as bien entendu ces paroles, 19puisque ton cœur s’est laissé toucher, que tu t’es humilié devant le SEIGNEUR quand tu as entendu ce que j’ai dit contre ce lieu et ses habitants – ce lieu deviendra un endroit désolé et maudit –, et puisque tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi ; eh bien, moi aussi j’ai entendu – oracle du SEIGNEUR ; 20à cause de cela, je vais te réunir à tes pères ; tu leur seras réuni en paix dans la tombe, et tes yeux ne verront rien du malheur que je vais amener sur ce lieu.” » Les envoyés rapportèrent la réponse au roi. 23, 1Le roi envoya dire à tous les anciens de Juda et de Jérusalem de se réunir près de lui. 2Puis il monta à la Maison du Seigneur ayant avec lui tous les hommes de Juda et tous les habitants de Jérusalem : les prêtres, les prophètes et tout le peuple, petits et grands. Il leur fit la lecture de toutes les paroles du livre de l’alliance trouvé dans la Maison SEIGNEUR. 3Debout sur l’estrade, le roi conclut devant le SEIGNEUR l’alliance qui oblige à suivre le SEIGNEUR, à garder ses commandements, ses exigences et ses lois de tout son cœur et de tout son être, en accomplissant (en faisant se lever) les paroles de cette alliance qui sont écrites dans ce livre. Tout le peuple s’engagea dans l’alliance.

Au second livre des Rois, après la mort du prophète Élisée, nous est fait le portrait d’un certain nombre de rois des royaumes de Judas et d’Israël qui se sont divisés. Arrive le chapitre 22, le lecteur qui a réussi à tenir jusque-là (le lecteur réformé est peut-être plus endurant que le lecteur catholique) va faire connaissance avec le roi Josias. Contrairement à un certain nombre de ses prédécesseurs, le roi Josias (mis sur le trône dès ses huit ans) est un homme droit et un roi juste : « Il fit ce qui est agréable au Seigneur et imita, en tout, la conduite de son ancêtre David, sans en dévier ni à droite ni à gauche ».

Après quelques années de règne, il entreprend de restaurer le temple. A cet effet, il envoie son secrétaire Shaphân au temple afin de rencontrer les grands prêtres et surtout les convaincre de lui remettre l’argent qu’ils ont pour payer les ouvriers. Il s’agit de reconstruire la maison du Seigneur, dont personne n’a pris soin et qui s’est délabrée. Premier indice de la droiture de Josias : il reconstruit la maison du Seigneur. Il la rend habitable. On pourra y emménager. Il reconstruit dans une atmosphère qui n’est pas comptable. On ne pinaillera pas sur les notes de frais.

Lors de cette rencontre, le grand prêtre de l’époque, Hilqiyyahu, dit à Shaphân : « Au fait, j’ai trouvé le livre de la loi dans le temple du Seigneur. » Le livre de la loi – entendre : le Décalogue, la Parole même de Dieu – était perdu, et personne ne s’en était préoccupé depuis des chapitres, voire des années ! Il est donc possible de perdre le livre de la loi, et de le retrouver, comme par mégarde à l’occasion de travaux de restauration ? (Hormis une petite allusion en 2 Rois 14,6 la dernière fois que l’on parle de ce « livre » est en Josué 24,26 !). Autrement dit, depuis qu’Israël a demandé un roi, pour ressembler aux autres peuples, on n’a plus entendu parler du livre de la loi de Dieu, y compris à l’époque de David et Salomon ! Certes, David a dansé devant l’Arche qui abritait le Décalogue ; certes, Salomon a construit une maison de pierre pour la parole de Dieu gravée sur des tables de pierre et abritée dans le saint des saints. Mais le livre de la loi, nul n’en parle, comme s’il était en quelque sorte silencieux durant toutes ces années. Jusqu’à être perdu par les successeurs de David et Salomon. Perdu dans la division fratricide entre royaume du Nord et Royaume du sud.

Comment tournait le temple sans la lecture du livre de la loi ? Visiblement fort bien.

Encore que ?

Les dégradations de la Maison du Seigneur ne viennent-elles pas de ce que son cœur était vide ? Le Temple n’était-il pas devenu comme une coquille vide ? Le grand-prêtre donne le livre au serviteur qui va le porter au roi Josias et lui en faire lecture. Au passage, on ne peut pas dire que le grand prêtre attache une importance majeure à cette découverte puisqu’il ne le lit pas au contraire de Shaphân, qui lui, mesure l’importance de cette découverte.

Le roi Josias aussi prend conscience de l’importance du livre de la Loi : « En entendant les paroles contenues dans le livre de la Loi, le roi déchira ses vêtements. » Il convoque tout le monde : le grand prêtre, son secrétaire, le fils de son secrétaire, un ministre et leur demande instamment d’aller « consulter le Seigneur » pour comprendre de quoi il retourne. Car la Parole de Dieu ne se comprend pas seul. C’est en écoutant la lecture des autres qu’elle devient vivante, et qu’elle « se lève ». Tout notre petit monde va alors consulter la prophétesse Hulda, une parfaite inconnue, et cette dernière confirme que Dieu est irrité d’avoir été ainsi oublié et abandonné. La structure de la phrase d’Hulda est complexe.

Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’Israël : Dites à l’homme qui vous a envoyés vers moi : 16“Ainsi parle le Seigneur : Je vais faire venir un malheur sur ce lieu et ses habitants, [accomplissant] (et) toutes les paroles du livre que le roi de Juda a lu.

Elle semble dire de la part du Seigneur : « Je vais faire venir premièrement un malheur, deuxièmement (je vais faire venir) toutes les paroles du livre qu’a criées le roi de Juda » (2 Rois 22,16). Autrement dit, Dieu lui-même fait venir sa parole, et c’est un malheur pour ceux qui l’ont oublié, mais pas pour Josias qui a été touché par Dieu. La puissante critique que la prophétesse porte de la part du Seigneur, est comme souvent, (toujours ?), une critique de l’idolâtrie dont le peuple s’est rendu coupable.

La suite du texte est étonnante, car alors Josias ne semble plus s’occuper de la restauration du Temple, mais de la réforme religieuse du peuple. Mais n’est-ce pas cela la véritable reconstruction de la Maison du Seigneur ?

Il convoque tout le monde et se met à lire le contenu du livre de l’Alliance. Il est debout au milieu de son peuple, renouvelle l’alliance avec le Seigneur, et invite son peuple debout lui aussi à garder les commandements du Seigneur et « à faire se lever (verbe hébreu au hiphil de qôum) les paroles de cette alliance, celles écrites sur ce livre » (2 Rois 23, 3).

Comment ne pas voir dans ce passage un appel puissant à lire autrement dans ce texte comme un avant-goût du mystère pascal et de la résurrection que nous célébrons ces jours-ci ?En quoi l’idolâtrie nous concerne encore, me direz-vous peut-être ? Nous avons avec nous ce matin un roi, son secrétaire, un grand prêtre, une prophétesse, une maison pour Dieu, un livre et un peuple.

  1. Le roi

Le prophète Samuel avait prévenu qu’un roi, ce n’était pas une bonne idée

« Voici comment gouvernera le roi qui régnera sur vous : il prendra vos fils pour les affecter à ses chars et à sa cavalerie, et ils courront devant son char. Il les prendra pour s’en faire des chefs de millier et des chefs de cinquantaine, pour labourer son labour, pour moissonner sa moisson, pour fabriquer ses armes et ses harnais. Il prendra vos filles comme parfumeuses, cuisinières et boulangères. Il prendra vos champs, vos vignes et vos oliviers les meilleurs. Il les prendra et les donnera à ses serviteurs. Il lèvera la dîme sur vos grains et sur vos vignes et la donnera à ses eunuques et à ses serviteurs. Il prendra vos serviteurs et vos servantes, les meilleurs de vos jeunes gens et vos ânes pour les mettre à son service. Il lèvera la dîme sur vos troupeaux. Vous-mêmes enfin, vous deviendrez ses esclaves. Ce jour-là, vous crierez à cause de ce roi que vous vous serez choisi, mais, ce jour-là, le Seigneur ne vous répondra point. » (1 Samuel 8,11-18).

Ainsi, Samuel avait décliné tous les abus de pouvoir qu’un chef totalitaire risquait de mettre en place, en oubliant le livre de la loi et sa lecture toujours singulière, toujours actuelle, toujours adressée à quelqu’un, à toi, à moi, à nous, aujourd’hui. Or cela, Saül l’a fait en voulant assassiner David son rival. Il l’avait fait aussi en désertant la parole de Dieu pour aller consulter une voyante. Et David l’a fait en volant la femme d’Urie et en tuant Urie.  Et bien sûr, Achab et Jezabel l’ont fait en assassinant Naboth pour récupérer sa vigne et en faire un potager. Prendre le roi pour Dieu n’est pas sans danger. Surtout quand on est roi soi-même.

Mais il y a un second danger plus subtil et c’est cela que dénonce la prophétesse Hulda (second danger qui m’a été inspiré par Marie Laure Durand, dans une très belle conférence de carême à Notre Dame, cette année) : prendre Dieu pour un roi, c’est en faire une idole. Imaginer qu’il est à disposition. Ou pire, croire qu’il est dangereux, qu’il faudrait lui plaire ou le vénérer comme on achète la protection d’un puissant, ou d’un chef mafieux. Notre Dieu ne veut pas d’esclaves qui brûlent de l’encens devant lui et offrent des sacrifices pour acheter son silence et sa protection. Il veut des fils et des filles, sujets de leur vie et non assujettis.

Or, en la personne de Josias, dont le nom signifie « l’Éternel guérit », voilà un roi différent. Il s’est intéressé aux paroles du livre de la Loi, il les a écoutées, il les a entendues, et a accepté de ne pas bien les comprendre au point de demander de l’aide à une femme pour mieux les écouter et comprendre ce que Dieu, l’Éternel lui dit, à lui, ce matin-là, dans la singularité de cette écoute. Peut-être, en Josias, quelque chose d’un pouvoir mal ajusté est-il – un peu – guéri, parce qu’il accepte d’être un interlocuteur du Seigneur, d’entrer en conversation avec son Dieu.

 

  1. Le secrétaire du roi

Mais c’est aussi grâce à son secrétaire, personnage minuscule et immense, que tout cela arrive. Shâphan signifie « blaireau des rochers, lapin », et vient d’une racine qui veut dire « cacher, conserver précieusement ». Le secrétaire est ici autant celui qui raconte que celui qui compte. Or, Shâphan n’est pas uniquement un comptable et un intendant. C’est un homme d’attention qui sait reconnaître l’accessoire (la vie courante et ses calculs) de l’essentiel (l’écoute de la parole de Dieu). Il conserve précieusement le livre de la loi comme son nom le promet.

Les personnages secondaires des histoires bibliques ont parfois une importance plus grande que certains personnages de premier plan. Peut-être qu’en faisant attention à ces « vies minuscules » (Pierre Michon), nous avons quelque chance d’apprendre dans la vie ordinaire, à faire aussi attention à tout le monde.

 

  1. La lecture du livre

En effet, l’écoute de la parole est toujours singulière, et unique. Pour reprendre les mots de ce passage, par la lecture du livre de la loi, le roi fait se lever la parole. Et de fait, la parole se lève, différemment, pour chacun. Mais quand elle se lève, voilà qu’elle nous relève. Le verbe grec anisthèmi, que l’on traduit par ressusciter, signifie, vous le savez « se lever ». Il est employé un nombre incalculable de fois dans les Actes des apôtres. A tel point que la « preuve » de la résurrection, finalement c’est bien davantage la transformation des disciples que le tombeau vide. La parole de Dieu, expliquée par le Ressuscité, les a relevés et ne cesse de les relever. Un exemple parmi d’autres : Paul aveuglé et terrassé demande au Seigneur : Que veux-tu que je fasse ? et lui de répondre : « Lève-toi ! » Anasthèti ! (Actes 9,6).

Un de mes amis, prêtre de la Mission de France et longtemps éducateur en prison, Henri Gesmier, raconte volontiers cette histoire : un jour, un jeune homme délinquant lui demande : « Toi, tu lis la Bible ? – Oui, répond Henri – Moi aussi, dit le jeune homme car, dans ce livre, il y a une parole écrite pour chacun et j’ai trouvé la mienne. » Voilà ce que fait la parole quand elle est entendue : elle nous relève, nous ressuscite.

 

  1. La prophétesse

 Hulda, dont le nom signifie « belette », ou « taupe », un animal impur nous dit le Lévitique. Et pourtant, c’est elle qui va porter la parole et son interprétation au roi. Le rôle de prophète ou de prophétesse n’est pas une charge facile. Comme le rappelle Maurice Bellet, un prêtre catholique, philosophe mort il y a quelques années, (je le cite) : « Le vrai prophète est celui qui prophétise contre son sentiment et ses convictions, qui s’éprouve contraint, par vérité, nécessité, d’aller contre ses évidences et contre ses amis, et que cette contrainte desespère » (Maurice Bellet, Le lieu du combat, DDB, 1976, p. 40). Certes, le roi qui a écouté la parole, est encouragé. Mais Hulda annonce aussi le malheur pour les idolâtres. Comme tous les prophètes, elle ne prédit pas l’avenir : elle annonce ce qui est, elle dit ce qu’elle voit. Mieux, elle voit ce qu’elle voit. Ceux qui confondent idole et vrai Dieu sont privés de la parole qui relève, et c’est cela le malheur.

 

  1. Le grand prêtre

 Le grand prêtre n’a pas grand mérite dans notre histoire. Personnage pâle, il est pourtant celui qui a trouvé le livre de la loi. Certes, il n’est pas dit qu’il l’ait ouvert, qu’il l’ait lu, qu’il l’ait beaucoup intéressé. Mais il l’a trouvé, et ce n’est pas si mal. Peut-être l’a-t-il trouvé car il ne le cherchait pas. Peut-être simplement s’est-il laissé trouver. Et ma foi, si nous nous laissions trouvé par la parole du Seigneur, ce ne serait pas si mal.

 

CCL : Une leçon : l’attention

Il me semble que de tout ce texte, l’on peut retenir au moins une leçon : l’importance de l’attention. Par une chaîne d’hommes et de femmes attentifs, la parole de Dieu, que l’on n’avait pas entendue depuis de longs chapitres, a de nouveau retenti dans le temple.

Cette attention est peut-être l’autre nom de la vie spirituelle. Simone Weil, la philosophe, a écrit des pages et des fulgurances magnifiques sur cette vertu cardinale. J’en citerai quatre en guise de conclusion.

« Toutes les fois que l’on fait vraiment attention, on détruit du mal en soi. » (Attente de Dieu, Ephata, 2025, p. 80).

« L’attention absolument sans mélange est prière » (La Pesanteur et la Grâce, Stock, p. 192).

« L’attention est la forme la plus pure et la plus rare de la générosité » (Lettre à Joe Bousquet, Correspondance 1942, Paris, 2019, p. 90).

« L’esprit est l’attention ». (Cahiers 3, p. 358).

En ce temps où nous nous préparons à vivre l’achèvement du temps pascal avec la Pentecôte, ne craignons pas de nous arrêter longuement sur cette dernière formule. « L’esprit est l’attention ». Aussi, demandons avec l’Esprit Saint, la grâce de l’attention. Peut-être nous aidera-t-elle, cette attention, à nous orienter  dans un monde complexe, sans oublier la Parole du Seigneur, notre boussole et notre nourriture.

Amen

 

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