Des femmes résistantes

Résister fut l’acte héroïque par lequel les prisonnières de la tour de Constance se firent connaître au XVIIIè. Le XXè nous a cruellement montré que la résistance ne pouvait être reléguée aux temps passés, ces temps sombres qui n’auraient plus de raison d’être de nos jours. L’histoire récente a montré que la résistance était, ô combien, un acte nécessaire. C’est encore le cas de nos jours.

 

Le Musée du Désert, qui est la référence en matière de guerres de religion et de quête pour la liberté, nous donne l’occasion de penser le fait de résister à travers le travail de réalisatrices de films. Ce ne sont plus les prisonnières de la tour de Constance qui tiennent haut l’étendard de la résistance aux différentes formes d’injustice et qui militent en faveur d’une liberté plus grande, mais des femmes engagées dans l’écriture cinématographique qu’elles mettent au service de l’intérêt général.

C’est à l’Atelier Grizou qu’a été confié le soin de produire une exposition que chacun pour voir à l’entrée du musée, immédiatement sur la droite.

Aux noms de Marie Beraud, Suzanne Bouzigue, Jeanne Bremond, Clarisse Domergue, Marie Durand, Anne Falguière, Anne Gaussen, Gabrielle Guigue, Isabeau Haumejean, Madeleine Nivard, Suzanne Pagès, Marie Picard, Madeleine Pillet, Marie Rouberte, Catherine Rouvier, succèdent désormais d’autres noms de femmes entrées dans la résistance :

 

Emmanuelle Bercot retrace l’action du docteur Irène Frachon qui alerta sur le danger du médicament Médiator. Irène Frachon dit avoir marché sur les pas d’Albert Schweitzer. La fille de Brest

Karin Albou montre les relations juives et musulmanes où un amour peuvent naître et résister. Le chant des mariées

Nathalie Loubeyre est saisie par la situation des migrants. Elle s’associe à La Cimade pour révéler les migrations autrement que selon une logique comptable qui ignore tout des personnes. La mécanique des flux

Haifaa Al-Mansour permettra à l’Arabie Saoudite, pays où les cinémas sont interdits, de participer aux Oscars 2014 grâce à un film sur le désir d’émancipation d’une jeune fille. Wadjda

Naomi Kawase se joue des clichés et montre qu’une femme autrefois atteinte de la lèpre, aux mains déformées, peut sauver un commerce de la faillite. Les délices de Tokyo

Michaela Kezele filme la guerre au Kosovo pour montrer que la fraternité peut transcender les haines nationales. My beautiful country.

Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent.
Lucie Aubrac

Les femmes du Désert hier,
des femmes résistantes aujourd’hui

AU MUSÉE DU DÉSERT

Du 1er juillet au 1er septembre 2018, ouverture tous les jours, de 9h30 à 18h30
Visite libre

Pour tout renseignement, s’adresser au

Musée du Désert, le Mas Soubeyran, 30140 Mialet

Tél : 04 66 85 02 72 Courriel : musee@museedudesert.com

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